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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 18:42

 

 

Roms !

classiques sujets de nos ressentiments

têtes de Turc, boucs émissaires, voleurs de poules, séducteurs de filles, vilains petits canards d'une société sédentaire à laquelle s'adapter est peut être de plus en plus difficile... sauf à être sucés, avalés, gobés, mastiqués, digérés, éructés par ses rouages 


oiseau barbeles

 

 


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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 19:20

 

 

eh bien... il n'y a pas que les lois à passer en douce, l'été : le nettoyage des villes se fait avec discrétion et efficacité. 

mardi soir, des centaines de personnes pique niquaient sur les bords du bassin de la Villette, dans le décor "île aux enfants" de Paris plage et sur les bords du canal Saint Martin ; ils n'avaient pas l'air de remarquer qu'à deux pas, au bout du-dit canal, un vide inhabituel s'était fait.


divers 3997  divers 4000

 

là, tout cet hiver, la présence de plusieurs dizaines d'immigrés (près de deux cent les "meilleurs jours") provoquait au coeur du passant un pincement d'amertume et... une impression de chaleur - oui, de chaleur, car sans idéaliser les relations entre ces gens obligés à la débrouille et à l'utilitarisme, on croyait remarquer une certaine solidarité, volontaire ou pas. ensuite il y eut ces chaleurs soudaines, ces revirements de temps froid, ce début d'été lourd... était-ce plus facile à supporter, sans facilités pour satisfaire l'hygiène et la soif, la faim ?

tout cet hiver, à l'heure où ils s'apprêtaient à passer une nuit de plus à la belle, cruelle, glaciale étoile, autour d'un feu, échangeant cigarettes et cafés en gobelet de plastique, recroquevillés dans les duvets humides, sous des tentes ou simplement à l'abri d'une toile tendue, prendre une photo de ce tableau nocturne d'après soupe populaire m'aurait paru de mauvais goût, et même indécent.

les photos que j'ai prises mardi soir me paraissent plus malséantes encore ; de la même façon que ça s'est passé il y a un mois, tout près, à Stalingrad, ce mardi matin 20 juillet, des cars de police et des équipes de nettoyage et de désinfection (cosmonautes tout de blanc emmitouflés) ont fait place nette au Paris touristique, estival, festif...

 

divers 3999

 

une autre version


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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 19:44

 

 

quand j'ai - presque accidentellement - créé ce blog, je ne savais même pas ce qu'étaient un "portail", une "communauté", un "blog rank", et autres mystères bloguiens...
je dois avouer que je ne sais toujours pas vraiment car je n'ai pas voulu y consacrer le temps nécessaire et il faut vivre là-dedans pour maîtriser le vocabulaire et la circulation dans ces réseaux... quand je dis vivre je veux bien dire y laisser s'écouler des minutes et des heures de notre bonne vie réelle en 7 ou 8 dimensions, celle qu'on mâchouille, hume et médite, munis de nos (au moins) huit sens, en panavision et technicolor personnalisés (selon acuité visuelle, daltonisme ou particularité du genre), en frissons et mauvaises odeurs, en éclats de rire débarrassés du faciès jaune de rigolards compulsifs...

je reste donc, dans mon sentiment, comme une sorte de pique assiette, de clandestine, de mauvaise élève du monde éditorial de l'internet et de ses cases et classifications forcément insuffisantes ; je découvre peu à peu que...
tiens ! untel et unetelle sont sur le même portail que moi...
tiens, il y a des blogs professionnels, publicitaires, politiques...
tiens il y a des gens qui se mettent en communauté, des gens qui se connaissent vraiment, des gens qui ne sont pas des gens...

quel intérêt ce bla bla ? aucun dit-elle en tirant une langue chipie ! d'abord c'est moi qui décide de ce que j'écris !...

 

number 6

 

d'autres collages ici

 


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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 06:30

le temps de commémoration se termine ; pas celui de l'action si nous ne voulons pas rester les pions d'un jeu qui nous dépasse

La question problématique de Tchernobyl et du nucléaire ce n'est pas une question de jours, ni de semaines, ni de mois, ni d'années... mais de siècles

 

tchernobyl 0073 le jeu dont nous sommes les pions

 

des liens :

Maison de vigilance pour le désarmement nucléaire

Réseau sortir du nucléaire contre le nucléaire civil et militaire

 


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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 21:43

 

 

ce dimanche place du Trocadéro à Paris, c'était le deuxième jour pour se souvenir des liquidateurs, pour constater le manque d'indépendance de l'OMS, pour espérer un soutien plus ferme aux enfants irradiés (le métabolisme d'un enfant est bien plus sensible que celui d'un adulte)

 

tchernobyl 0102

 

un album plus construit ici

et l'Institut de Belrad

 


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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 21:54

 

 

un seul jour pour y penser ?...

parce que c'est égoïstement ce qui nous paraît proche qui nous touche, je choisis de publier le portrait de cette femme née en 1959 et morte en 1996 : Marina Iossifovna Roganova, une des centaines de milliers de liquidateurs qui ont sauvé le continent d'un désastre au prix de leur vie.

Mais pas de mélo : les responsables existent et le danger subsiste. 

La suite de l'album est ici... et et le site où en savoir plus

 


 

tchernobyl-01052-copie-1.jpg

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 14:51

 

 

piscine

 

Dans l’eau, je suis toujours rappelée à la dualité ; tout est incidence ou impulsion, tout ramène au débat ou aux ébats : un accompagnement inévitable, un dialogue, une vitre réfléchissante.

Dans l’eau, on n’est jamais mouillé : c’est au sortir de l’eau que le corps ruisselle.

Dans l’eau, on est toujours à côté de ; l’adhésion est imaginaire, quoique totale ; comme l’air, l’eau n’est pas à ma disposition : simple traité de tolérance.

Dans l’eau, consciente d’un état de partie ou de particule au sein de l’environnement, j’expérimente les remous et frictions, planète d’un système solaire dont je ne connais jamais tous ni tout à fait les composants : solidaire.

Dans l’eau, je ne peux oublier que tout est affaire de circonstances et que me poser en observateur ou en poids mort est illusoire : au-delà des principes de base, une implication incontournable.

Dans l’eau, entre les différents va-et-vient il y a toutes les possibilités intermédiaires allant de la violence à une veille à la limite du sommeil : un infini d’intervalles, en abîme de tout geste.

Dans l’eau, le provisoire est inquiétant et attirant, comme l’est le définitif.

Dans l’eau, étrangère à l’autre et à moi-même puisque constamment changée, en voyage entre deux états, entre vouloir être et vouloir ne pas être comme la vie me fait, je vois qu’on est dans le même bain : une consolation à la solitude imposée.

Dans l’eau une part de la violence d’autrui devient caresse.

Dans l’eau, une part de l’élan de l’un vers l’autre se dissout dans le néant.

Dans l’eau, le refus ne pardonne pas ; pourtant, accepter paraît le fruit d’un long travail à recommencer éternellement.

Dans l’eau, ce qui ressort, c’est l’espace entre ; entre les personnes ; entre soi et l’eau ; entre l’idée d’un geste, son impulsion, les surprises de son développement, les répercussions engendrées ; entre la vie et la mort ; entre le bon et le mauvais ressenti de l’air en soi, quand c’est trop ou pas assez ; entre le « pas encore » et le « trop tard » : un équilibre à construire à chaque instant, qui voudrait s’appeler libre arbitre.

Dans l’eau, j’observe de loin l’étrangeté du résultat d’un processus de fossilisation subi à l’air ; je m’étonne de la crispation des mains, des postures sans imagination du corps et des façons dont insensiblement se déplient à l’eau, dans la mémoire des corps successifs que j’ai habités, les différentes strates qui me font : coquillage renouant avec le muscle, la circulation des fluides, l’énergie de la substance.

Dans l’eau, se matérialisent les directions et sens pris par le corps, lui donnant une dimension liée à son devenir et à son passé ;  je suis ici ; je suis là-bas, où se heurte le remous que j’ai créé ;  je suis aussi encore dans le creux initial troublant la surface de l’eau : une réconciliation entre ce que j’ai été, ce que je suis, et ce que je deviens ; quant aux possibles éludés, ils stagnent, présents dans la substance palpable de l’eau : une boîte à outils à portée de main.

Dans l’eau, par les stimulations successives de l’eau dans le mouvement, je me confronte à ma réalité par fragments, sans angoisse de déréalisation ; par moment, mes joues sont particulièrement là, larges surfaces de glisse, ou ma nuque et son opiniâtreté, ou le dos de mes mains, comme soyeux : nous sommes.

Dans l’eau, oblique, je pose à plat une main sur la surface et un peu plus loin l’autre main, à plat sous la surface ; la sensation, bien plus que simplement agréable ou douce, est émouvante ; je suis intérieure et extérieure, par un toucher des plus sensibles, contenant et contenu : arriver à s’habiter ainsi, très en soi et très hors soi, exactement en un même ressenti, immergée.

 

ce texte m'est venu des expériences passionnantes vécues lors de stages que je vous encourage à découvrir

 

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 11:42





Auto en Alice


Cette Alice est loin de celle de la plupart des illustrateurs qui en ont fait une jolie blonde, elle est encore plus loin de celle de Disney… (et pourtant, combien de perversité sous-jacente, dans l’univers policé de cette entreprise de dessins animés et combien de moyens de se confronter à soi, là aussi !)
 

L’Alice en moi est celle qui resurgit à l’occasion, car il faut parfois retourner à cette bouteille et à son injonction « bois-moi » et au « mange-moi » du gâteau : grandir et rapetisser alternativement, s’ouvrir et se refermer tour à tour, jouer à cache cache avec la lumière et l’ombre toute une vie durant, prendre avec soi, prendre contre soi, ne plus comprendre…
 

L’absurde en moi règne, et les façons d’en jouer pour tordre une corde à empoigner, suivre une ligne déchevêtrée, avancer
 

L’Alice en moi : HAUT... BAS... FRAGILE... NE PAS GERBER...
 

 

L’Alice en moi ou De la difficulté d’être sa propre reine
 


Alice en reine, détail

 

album de quelques vues de celle de Pat Andrea telle que je l’ai découverte à Calais ; l‘exposition a voyagé au château de Chenonceau, à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, au musée Frissiras à Athènes, au Gemeentemuseum de La Haye, au musée des Beaux-Arts de Calais,  à la Galerie des Ponchettes de Nice ; le livre est édité par Diane de Selliers


 

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 21:25
   
affiche mars


voici une idée pour se concocter une journée rien que pour nous lundi 1er mars (pour nous et pour ce et ceux qui comptent pour nous...)
 
il y a beaucoup de façons de se sentir inopportun, mal accueilli, exclu... je n'arrive pourtant pas à imaginer ce qu'éprouvent plus de 5 millions de personnes d'origine étrangère en France depuis quelques mois, alors que moi qui suis née ici, je sens de jour en jour un malaise qui s'insinue dans ma vie quotidienne et ma façon de voir l'avenir.

... ça me rappelle qu'il y a un peu plus d'un an, la mort, dans la rue, d'une personne sans domicile fixe avait amené un peu d'émotion dans mon quartier... on oublie vite !
 
Monsieur Jacques était né à Belleville, où il avait été garagiste, ou mécanicien (?)
Il aimait bien boire ; pendant des années, vivant dans des petits hôtels du 19e, il allait tous les jours à la librairie d'occasion de la rue Bouret et se faisait payer un casse-croûte par le patron ou ses copains.
Il y a quelques années, Monsieur Jacques a revu brièvement son fils, qui était chauffeur de bus, et avait besoin d'un papier pour son divorce (?)
Il était né un 15 décembre ; il prétendait être sourd (parce que ça l'arrangeait ?)
Monsieur Jacques avait eu un surnom : 4 zyeux
Après que la librairie ait fermé, en 2004, sa vie a un peu changé (il est "parti en vrille") 
 
    

     mjacques1


mjacques2


Mjacques3


mjacques4




 

 

 

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